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Cieux impenetrables

3 novembre 2006, Pekin

vendredi 3 novembre 2006, par Thibaut


Nous nous gavons du petit-dejeuner buffet pour occidentaux avec toasts et cafe a volonte mais sans la soupe de riz bouilli. Le but : visiter la cite interdite sans tomber d’inanition au milieu, car au milieu on trouve a manger mais tres cher (et pas tres bon je suppose). J’emporte des provisions supplementaires dans le sac a dos et nous voila partis vers la place Tiananmen et l’entree de la cite interdite. Etonnament peu de monde se presse devant l’entree de la cite interdite, pourtant aujourd’hui serait ferie d’apres un chinois que nous avons croise en venant. D’ailleurs la place Tiananmen elle-meme est bien remplie. En fait devant la cite interdite il n’y a que quelques gardes et les portes de l’enceinte sont fermees sans plus d’explications. Je crois que les chefs d’etats invites pour le sommet Chine-Afrique ont decide eux aussi de visiter la cite interdite ce matin, mais ils ont pris leur petit-dejeuner plus rapidement que nous et sont deja a l’interieur. Je n’ai pas envie de modifier un programme de visite si bien regle, mais apres vingt minutes d’attente inutile devant la porte il faut se resigner.

Nous attrapons un bus, car maintenant nous commencons a nous reperer dans les bus de Pekin, et filons vers le temple du ciel ou nous devrions trouver matiere a etancher notre soif de monuments anciens. Le bus nous effraie un peu en faisant semblant de partir vers des faubourgs inconnus, mais c’est une blague et apres avoir tourne autour du temple il nous depose a l’entree sud. Quelques vendeurs essayent de me convaincre d’acheter une montre mais ils sont decidemment trop peu insistants compares a leurs collegues indonesiens, ils n’arriveront a rien.

Le temple, ou plutot l’ensemble de temples dans un parc de vieux cypres noueux, est immense et nous sommes contents d’avoir emporte un pique-nique. Le parc est entoure de deux enceintes et les lieux de culte sont sur des terrasses circulaires concentriques elles-memes entourees d’une enceinte carree. Le marbre blanc des balustrades oppose aux dalles grises du pavage, les grands espaces deserts entre les cercles et les coins du carre, laissent une etrange impression de vide qui me met mal a l’aise. Ce doit etre un peu du mystique qu’ont voulu rendre les architectes de ce temple du ciel. Le temple principal est un batiment, circulaire, richement orne, avec trois toits concentriques et une charpente interieure complexe faite d’un entrelacement de cercles, de carres et de polygones. L’interieur du temple donne vraiment l’impression de s’elever vers le ciel.

Aujourd’hui le ciel de Pekin ne merite pas trop d’attention, il poudroie d’une couche de pollution qui irrite ma gorge et donne la migraine a Laure. Il y a pourtant peu de voitures dans la ville, certes le climat est froid et sec, mais d’ou provient cette pollution ? Les habitants des hutongs stockent des piles de briquettes de charbon et peut-etre sont ils responsables de l’air qu’ils respirent. Mais je craindrais plutot les emanations d’usines peu soucieuses de respect de leur environnement.

Cette visite nous a occupes quelques heures et forts de notre relatif succes du matin dans la comprehension des bus nous en prenons un a la porte nord du parc, en supposant hativement qu’il nous ramenera a la place Tiananmen. Quand au bout de dix minutes le bus continue dans la direction des faubourgs de l’ouest sans faire mine de tourner vers le centre ville, nous commencon a nous repentir de n’avoir pas mieux etudie la route. Notre derniere chance pour revenir vers le centre serait de croiser une des stations de metro qui coincident avec le boulevard peripherique, mais le bus traverse le peripherique sans que nous en apercevions une et nous descendons immediatement apres. Un chinois rigolard essaye de nous demander ou nous allons quand il nous voit tentant de dechiffrer les panneaux indicateurs de toutes les lignes de bus qui passent sur le boulevard. Mais je ne parle pas de chinois comprehensible et en plus nous ne savons pas ou aller, ce qui le fait encore rire. En fin de compte nous reprenons le bus precedent en sens inverse, changeons deux fois et rentrons enfin en jurant de chercher des demain un guide des bus de Pekin.

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