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A la chasse aux papillons... et aux bus !

Dimanche 17 Septembre, Penang

dimanche 17 septembre 2006, par Laure


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Ballet de papillons

Decidement, cette ville n’est pas faite pour les voyages en bus ! Apres la gare routiere perdue en plein milieu de nulle part hier, nous tentons aujourd’hui de prendre un bus de ville avec l’objectif de nous rendre a une ferme aux papillons, a une vingtaine de kilometres de la ville. Il nous faut tout d’abord localiser la gare routiere... celle ou nous aurions du arriver hier d’apres le guide ! Pour cela nous bataillons et cherchons notre chemin un moment au milieu du bazar de la Komtar Tower, plus haute tour de la ville censee abriter cette fameuse gare. De tremie en centre commercial ferme (nous sommes dimanche), nous essayons de nous frayer un passage sans nous faire ecraser par le flux incessant des voitures. Nous finissons par localiser ce qui ressemble vaguement a une gare routiere, soit 4 quais rassemblant largement plus de personnes qui attendent que de bus pour les transporter. Nous ne sommes par au bout de nos peines : d’apres le guide (toujours lui, il ne nous est pas d’un grand secours ici), le bus qu’il nous faut est le 93, or les seuls bus que nous avons vus passer depuis hier soir ont des numeros en 1-1, 1-2 et autres 4-3. Ce n’est pas gagne ! Apres une etude approfondie des lignes qui nous permet d’observer les rotations de bus, decidement fort peu nombreux, nous finissons par monter dans un bus qui n’a rien a voir mais semble aller a l’endroit qui nous interesse, ce que le chauffeur nous confirme. Le trajet se fait sur une route sinueuse longeant la cote, ce qui nous permet de realiser un peu mieux que Penang est bien une ile, ce dont on se rend peu compte en ville. Les paysages seraient jolis si tout n’etait pas aussi betonne : tout le long de la cote, ce ne sont que d’immenses tours tres laides abritant hotels de luxe ou appartements pour les riches habitants de la Malaisie voulant passer le week end a la mer. Le tout est d’un gout tres discutable et les tours rivalisent de clinquant et d’architecture pretentieuse. Heureusement, le centre de l’ile est montagneux et la jungle d’origine est encore la, meme si les constructions la grignotent peu a peu. Notre bus est gere par un duo de choc chauffeur / receveur (qui collecte l’argent des passagers qui montent) qui se racontent des blagues tout en s’arretant a chaque coin de rue pour prendre ou deposer des passagers, les bus ici ne semblant pas avoir d’arrets fixes mais suivre les desirs de leurs passagers. Le tout se fait au son de la musique techno du chauffeur qui profite de son auto radio bricole et rajoute sur le bus et zappe d’une chanson a l’autre pour ecouter les meilleurs hits, melanges improbables de paroles en pseudo francais sans queue ni tete sur des remix et boites a rythme.

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C’est boooon les bananes !

Nous finissons par arriver a destination et, apres un kilometre a pied qui nous parait bien long sous la chaleur, en vue de la fameuse ferme aux papillons. Passee la porte (en fait un rideau en plastique empechant les precieux insectes de s’echapper), nous n’en croyons pas nos yeux : nous sommes dans une immense serre au plafond grillage et partout, des dizaines et des dizaines de papillons volent d’arbre en arbre. Il faut faire attention ou nous metttons les pieds, de peur d’ecraser l’un d’eux pose tranquillement par terre. Les papillons volettent tranquillement d’arbres en fleurs exotiques et de fleurs en rondelles d’ananas ou de bananes disposees la a leur effet. Les couleurs sont superbes, verts, oranges, bleus, il y en a pour tous les gouts. Nous pouvons aussi observer de droles d’insectes : insecte feuille qui ressemble a une vieille feuille morte un peu dechiree et que l’on ne repere que quand il bouge et, dans la meme serie, insecte baton qui imite parfaitement une petite branche d’arbre et ses feuilles ! La ferme comporte aussi plusieurs cages de serpents ou scorpions (glups), de "superbes" tarentules dont la taille nous laisse impressionnes et d’amusantes tortues d’eau a la tete grimacante digne d’un monstre prehistorique. Nous en sortons a plus de 15h, plutot affames puisque nous n’avons pas dejeune, et decidons d’aller faire un tour dans le village en esperant trouver un sandwich ou quelques gateaux.

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Je vous jure c’est bien un insecte et pas une feuille

Mais, surprise, un restaurant a l’accueillante terrasse semble ouvert et, re-surprise, n’est pas du tout etonne que nous souhaitions dejeuner a cette heure indue. C’est sur qu’en Asie au moins nous ne mourrons pas de faim : a toute heure du jour ou de la nuit et quasi n’importe ou, il y a toujours un restaurant, une epicerie ou un etal de rue ouvert et pret a vous servir a manger ! Nous en profitons et nous regalons d’un crabe tout juste cuit et d’un enorme poisson grille. Le retour est tout aussi drole que l’aller, dans un bus bonde rempli de jeunes chinoises et malaises revenant apparemment de leur dimanche a la piscine. Le chauffeur semble pret a entasser les passagers sans limite et nous laisse ainsi le temps de profiter une seconde fois de la promenade. Nous ne sommes cependant pas faches d’arriver a destination et de regagner le calme de notre hotel bien frais !

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Des lezards en pile
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