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Un appartement pour nous tous seuls

Dimanche 8 Avril, Valparaiso

dimanche 8 avril 2007, par Laure


Apres avoir profite d’une grasse matinee et du poste Internet gratuit de l’hotel pour mettre a jour le site web, nous filons au terminal prendre le bus pour Valparaiso. C’est presque dommage que le trajet ne dure que 2 heures car nous voici installe dans un superbe bus de luxe avec sieges larges et confortables, ticket pour identifier les bagages mis en soute et presence d’un assistant pour verifier que le voyage se passe bien. Apres les transports plutot chaotiques d’Asie, nous n’en croyons pas nos yeux et profitons de ce confort retrouve. Si tous les bus sont comme ca en Amerique du Sud, cela va etre un plaisir de voyager ! Arrives a Valparaiso, nous sautons dans un minibus de ville en direction de l’hotel que nous avons reserve. La ville est construite sur plusieurs collines et, comme le bus nous depose dans ce qu’on appelle le Plan, la ville basse, il nous reste une bonne grimpette sacs au dos pour atteindre notre adresse. Heureusement, nous sommes impatients d’arriver puisque, apres le bus tout confort, nous nous sommes offerts le petit luxe de reserver pour a peine plus cher qu’une chambre normale un appartement avec cuisine. Nous sommes accueillis par le proprietaire francais, Gilles, un toulousain exile a Valparaiso, qui nous fait les honneurs de notre nouveau chez nous. Une grande piece au rez de chaussee, une jolie chambre en mezzanine, une grande cuisine et une salle de bains... nous sommes emerveilles par tant d’espace et la perspective d’avoir enfin une vraie maison (et une cuisine !) pour quelques jours ! Comme en plus, Gilles nous explique comment faire une jolie balade a pied sur les hauteurs de la ville a la decouverte des differentes collines qui font le charme de Valparaiso, nous sentons que nous allons nous plaire ici.

Pour l’instant, il est l’heure de reprendre des forces en allant dejeuner. Nous continuons notre tournee des francais expatries, decidement fort nombreux ici, en allant a un petit restaurant tenu cette fois par un Montpellierain. D’habitude, nous n’aimons pas trop rester dans le ghetto des restaurants francais a l’etranger, souvent decevants, mais celui-ci propose une excellente cuisine a des prix defiant toute concurrence. Comme en plus, on accepte de nous servir malgre l’heure tardive (il est quand meme pres de 15h !), nous voila enchantes.

Apres nous etre bien regales, nous partons pour la promenade indiquee par Gilles. Tout d’abord, il nous faut monter au sommet de la colline ou nous logeons, le Cerro Allegre. Cela sera vite fait puisque la rue centrale grimpe raide, droit dans la pente, a se demander comment les voitures arrivent en haut. L’endroit a beaucoup de charme avec ses petites maisons un peu de guingois abritant boutiques ou cafes, peintes de couleurs pastel ou decorees de fresques ou publicites. Arrives au sommet, nous avons droit a un repit puisque nous suivons une avenue cette fois totalement plate, en balcon au dessus des collines environnantes. La vue est reellement epoustouflante. La ville s’etend a perte de vue, ensemble de petites maisonnettes cubiques montant et descendant au rythme des collines et plongeant finalement a pic dans les eaux bleues du port. Partout des details originaux attirent l’oeil. Ici, c’est le clocher d’une eglise qui depasse timidement derriere quelques maisons, pente oblige, la, c’est une ruelle semblant tomber directement dans l’ocean tant elle est pentue, bref cette promenade est un vrai bonheur. Comme en plus les murs sont agrementes de fresques peintes dans tous les styles, bien loin des horribles tags qui defigurent souvent les murs ailleurs, nous ne nous ennuyons pas une seule seconde.

Il est deja temps de redescendre vers la ville basse par l’avenue Ferrari, la bien nommee puisqu’elle fonce tout droit en direction d’en bas. La pente est telle que les trottoirs sont construits en escaliers et, meme comme ca, nous marquons des pauses frequentes pour reposer nos jambes. La ville basse contraste avec les collines dont elle ne possede pas le charme. Certes, quelques vieux batiments plutot kitsch avec colonnades et decors en stuc viennent egayer le paysage, mais le reste est constitue d’immeubles modernes sans style et envahi par une circulation automobile infernale. Nous nous hatons de revenir en direction de notre pension, finalement toute proche par les rues droites de la ville basse qui evitent les detours auxquels nous nous sommes livres pour suivre les courbes des collines. Nous marquons une halte au supermarche pour faire quelques provisions. Ce soir, le diner sera fait maison et nous sommes bien contents de profiter de notre cuisine apres plusieurs mois a ne manger qu’au restaurant.

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